Nouvelles immobilières

  • Surchauffe immobilière : la cause principale est le manque de propriétés, et non le travail des courtiers

    Conclusion de l’analyse présentée par l’APCIQ au ministre des Finances du Québec

    L’Île-des-Sœurs, le 13 septembre 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) rend public une étude importante sur la surchauffe immobilière qu’a connue la province dans le contexte de la pandémie. Ce document, qui contient notamment une analyse économique approfondie des causes de l’effervescence du marché immobilier, a été soumis au ministre des Finances du Québec dans le contexte de la consultation publique initiée par celui-ci.

    Le mémoire peut être lu dans son entièreté en cliquant ici.

    Le travail des courtiers ayant été parfois blâmé, à tort, pour la hausse rapide des prix des propriétés, l’APCIQ a analysé, dans la première partie de son mémoire, le contexte sous-jacent ayant réellement mené le marché en si grand déséquilibre. Elle identifie également une série de facteurs issus du contexte de la pandémie qui ont contribué à exacerber la situation et à créer ce qu’on pourrait appeler une tempête parfaite, où l’offre était nettement insuffisante pour répondre à la demande spontanée.

    « Le mémoire que nous avons déposé auprès du ministre des Finances contient une analyse exhaustive et rigoureuse qui démontre clairement que les hausses de prix sont attribuables au nombre insuffisant de propriétés mises en vente », souligne Denis Joanis, président et chef de la direction de l’APCIQ. « Il est important de noter que cette situation se dessinait déjà avant la pandémie, et ce, tant au Québec qu’ailleurs au Canada. Au Québec seulement, nous évaluons le déficit de propriétés à plus de 40 000 unités. Notre mémoire identifie et traite également d’une dizaine d’autres facteurs, qui combinés les uns aux autres, expliquent la hausse des prix. »

    Selon Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ, les faibles incitatifs à la construction résidentielle unifamiliale n’ont pas permis de soutenir l’offre, alors qu’on observait une croissance importante de la demande depuis plus de 20 ans. « Les mesures prises par les gouvernements durant la dernière décennie afin d’éviter la surchauffe et le surendettement des ménages se sont davantage attardées à contrôler la demande plutôt qu’à inciter à la construction de nouvelles unités pour accroître l’offre », explique-t-il.

    Les courtiers immobiliers pas en cause

    En plus de démontrer sans équivoque que la surchauffe immobilière a été causée par une demande jamais vue combinée à une offre insuffisante, le mémoire de l’APCIQ explique aussi en détail pourquoi le travail des courtiers ne peut être mis en cause pour expliquer les hausses de prix substantielles et le phénomène de la surenchère.

    « À l‘instar de tant d’autres professionnels, les courtiers immobiliers ont dû composer avec les effets de la pandémie dans leur travail quotidien : contraintes sanitaires, appréhensions des vendeurs ainsi que frénésie et charge émotive des acheteurs. Pour concilier le tout et pour assurer la sécurité de tous, ils ont su faire preuve d’initiative, de débrouillardise et d’empathie, en plus de faire face à une incroyable surcharge de travail. Il faut aussi se rappeler que les courtiers ont l’obligation d’obtenir le meilleur résultat pour le client qu’ils servent. Il est normal qu’un propriétaire-vendeur prenne les moyens pour maximiser le prix et les conditions de vente », d’ajouter M. Joanis.

    En réponse aux cinq questions portant sur la pratique du courtage immobilier posées par le ministre et à la lumière des enjeux récents, l’APCIQ propose dans son mémoire de nombreuses recommandations qui ont pour but de mieux informer et protéger les acheteurs et les vendeurs lors des étapes clés d’une transaction immobilière.

    Le mémoire de l’APCIQ est le résultat d’une consultation menée auprès de ses membres, d’une collaboration étroite entre les grandes bannières et agences immobilières, les économistes de l’Association, des consultants experts et des chercheurs ainsi que du dialogue entretenu avec les organisations du milieu de l’habitation qui ont participé à la table Concertation Habitation 2021.

    La tempête parfaite : la crise sanitaire a catalysé le marché immobilier résidentiel

    Au cœur de son analyse, l’APCIQ s’est intéressée aux facteurs contributifs de la crise sanitaire à cette hausse du marché immobilier : 

    • Un segment relativement important du marché du travail n’a pas connu de perturbation des revenus. Près de 80 % des emplois perdus depuis février 2020 étaient dans les professions les plus précaires, une part nettement plus élevée que dans une récession plus conventionnelle.
    • La majorité des ménages n’a connu aucun impact négatif sur le revenu. Les mesures gouvernementales d’aide aux entreprises et aux ménages ont augmenté le revenu disponible, favorisant le marché de la revente. Le phénomène n’est pas seulement québécois ni canadien; la richesse globale accumulée par les ménages a augmenté au niveau mondial.
    • Le niveau plancher des taux d’intérêt, qui ont été à des niveaux historiquement bas, a joué un rôle majeur, facilitant grandement l’achat et contribuant à la hausse de la pression de la demande sur l’offre.
    • Le confinement a poussé beaucoup de ménages québécois à augmenter leur niveau de confort. La crise a accéléré une organisation du secteur des services autour du télétravail et a entraîné une modification des préférences résidentielles des ménages.
      • Ceux qui n’étaient pas encore propriétaires ont voulu le devenir, tandis que de nombreux acheteurs expérimentés ont été en concurrence pour les maisons unifamiliales spacieuses.
      • Selon JLR, le nombre d’acheteurs provenant de la RMR de Montréal ayant ainsi acquis une propriété secondaire dans les seuls secteurs de l’Estrie, Brome-Missisquoi, Laurentides et Lanaudière a augmenté de 62 %. Ces derniers ont ainsi soustrait 2 846 propriétés de ces marchés au cours des 12 derniers mois, se terminant le 31 mars 2021.
    • Les ménages les plus aisés ont fait fructifier leur épargne dans des placements qui ont particulièrement bien performé. Les ménages occupant les emplois les mieux rémunérés sont ceux qui pouvaient plus facilement se prévaloir du télétravail. Ils ont donc pu acquérir des propriétés plus grandes, plus éloignées, ou encore acquérir une propriété secondaire.

    Certains facteurs aggravants ont trait à l’impact de la crise sur l’offre :

    • Le retard et les coûts de construction ont limité l’offre neuve. Les nombreuses contraintes sanitaires, la rareté des matériaux et la concurrence pour la main-d’œuvre retardent la livraison des chantiers.
    • Les personnes plus âgées qui craignent de joindre une résidence pour aînés (RPA) remettent leurs projets.
    • Dans le contexte du confinement, un bon nombre de vendeurs ont repoussé leur projet de mettre leur propriété en vente, alors que d’autres l’ont même retirée du marché strictement par crainte d’une possible contamination.
    • Le stress, la fatigue et l’anxiété créés par l’état de confinement extrême ont généré des ruptures de couple, menant un des conjoints à chercher un nouveau logement.
  • Le manque de nouvelles inscriptions mine le niveau d’offre résidentielle et de ventes de propriétés à Montréal

    L’Île-des-Sœurs, le 7 septembre 2021– L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois d’août. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « Le mois d’août s’inscrit dans une tendance baissière des ventes qui s’explique par plusieurs facteurs combinés, tels qu’une saison estivale plus proche de la normale en matière d’activité et un inventaire de propriétés à vendre qui atteint des seuils historiquement bas pour cette période de l’année. Aussi, depuis le début de l’année, la hausse de l’activité n’est plus que de 11 % par rapport à l’an dernier », remarque Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « Bien que la surchauffe du marché soit bien installée, occasionnant toujours des hausses de prix qui demeurent substantielles par rapport à l’année dernière, la proportion des ventes conclues à la suite d’un processus de surenchère tend à s’affaiblir. Ceci témoigne du rétrécissement du bassin d’acheteurs ayant la capacité financière de transiger sur ce marché et cela explique la stabilisation de l’évolution des prix en cours, notamment pour l’unifamiliale. »

    Faits saillants du mois d’août

    • Au total, 3 372 transactions ont été enregistrées sur le système Centris des courtiers immobiliers en août, soit un repli de 30 % par rapport au mois d’août record de 2020, renforçant la tendance baissière de l’activité transactionnelle qui se manifeste depuis le début du printemps. Au cumul des huit premiers mois de l’année, le nombre de ventes n’atteint plus qu’un niveau de 11 % supérieur à celui de l’année dernière, avec 38 520 transactions, alors qu’il était de 17 % en juillet dernier.
    • Les ventes sur l’île de Montréal ont reculé de 27 % par rapport à la même période en 2020, alors que 1 308 transactions ont été conclues en août. Pour un troisième mois consécutif, l’unifamiliale a connu la plus forte diminution au chapitre des ventes, à hauteur de 39 %.
    • Similairement au mois précédent, tous les secteurs périphériques ont vu leur nombre de transactions fléchir, causé par un ralentissement dans la catégorie unifamiliale: Vaudreuil-Soulanges (155 ventes; -43 %), la Rive-Sud (714 ventes; -34 %), la Rive-Nord (727 ventes; -34 %), Laval (365 ventes; -27 %) et Saint-Jean-sur-Richelieu (103 ventes; -13 %).
    • À l’échelle de la région métropolitaine, chacune des trois principales catégories de propriétés ont enregistré un recul de leur activité transactionnelle par rapport à août 2020. Les ventes de propriétés unifamiliales ont connu un repli de 37 % (1 637 transactions), tandis que la copropriété a affiché une diminution de 28 %, avec 1 344 ventes. Les petits immeubles à revenus ont été affectés plus moindrement par le ralentissement observé en août, affichant un recul de 4 % pour atteindre 390 transactions.
    • L’offre de propriétés résidentielles a continué de se rétrécir en août, alors qu’on comptait 10 238 inscriptions en vigueur sur le système Centris, soit 20 % moins qu’à la même période un an auparavant. De janvier à août, le nombre de propriétés disponibles à la vente dans la région métropolitaine a également chuté de 20 %, un phénomène accentué par de bas niveaux de nouvelles inscriptions qui se succèdent depuis maintenant plusieurs mois.
    • Les prix médians ont continué de progresser fortement en août, atteignant 500 000 $ pour les maisons unifamiliales (+17 %), 375 000 $ (+20 %) pour les copropriétés et 679 750 $ (+13 %) pour les plex. Au cumul de l’année, la moitié des unifamiliales ont été transigées au-dessus de 485 000 $, soit un prix supérieur de 26 % à la même période en 2020. En ce qui a trait aux copropriétés et aux petits immeubles à revenus, leur prix médian se sont élevés de respectivement 20 % et 13 %, pour atteindre 354 000 $ et 676 000 $ entre janvier et août.
    • Le marché immobilier montréalais présente toujours des conditions de surchauffe importante, mais la proportion de transactions en situation de surenchère s’affaiblit depuis quatre mois.

    Information complémentaire :

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

    Pour plus d’explications par l’économiste du Service d’analyse du marché, des données spécifiques ou des précisions régionales sur le marché immobilier, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

  • Québec : baisse des ventes à des niveaux prépandémiques pour un troisième mois consécutif

    Québec, le 7 septembre 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois d’août. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « Le nombre de ventes enregistrées en août contraste avec les niveaux records et exceptionnels de l’année dernière à la même période. L’activité renoue ainsi avec des niveaux prépandémiques plus modérés. Cette baisse est en lien direct avec la chute de 46 % de l’inventaire de propriétés unifamiliales disponibles à la vente par rapport à août 2020 et de près de 70 % par rapport à août 2019 », remarque Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ. « La surchauffe du marché demeure donc très présente, mais la période estivale et la hausse des prix soutenue pourraient aussi expliquer un léger repli du nombre d’acheteurs actifs. Ce repli s’accompagne également d’une baisse des cas de surenchère depuis juin. »

    Faits saillants du mois d’août

    • Ventes totales: Pour un troisième mois consécutif, le nombre de transactions réalisées dans la RMR de Québec a reculé à hauteur de 29 % en août, alors que 589 ventes ont été réalisées par l’entremise du système Centris des courtiers immobiliers. Au cumul des huit premiers mois de l’année, l’activité transactionnelle a seulement progressé de 5 % par rapport à la même période en 2020, avec un total de 7 148 ventes. En août, sur le plan géographique, la Rive-Sud a connu le plus important ralentissement de la région (-47 %) avec 92 transactions. La Périphérie nord (73 ventes) et l’Agglomération de Québec (424 ventes) ont aussi enregistré des diminutions notables de leur activité, soit de 40 % et de 20 % respectivement.
    • Ventes par catégorie de propriété dans la RMR : 343 transactions de maisons unifamiliales ont été réalisées en août, soit un repli de 38 % par rapport à la même période un an auparavant et la plus forte baisse parmi les trois principales catégories de propriété. Les ventes de copropriétés ont plutôt reculé de 10 %, avec 186 transactions, tandis que celles de plex n’ont que diminué légèrement comparativement à un an plus tôt, à hauteur de 3 %, avec 59 transactions.
    • Inscriptions en vigueur: L’offre de propriétés résidentielles a continué de se contracter en août, en enregistrant une baisse substantielle de 39 % comparativement au même mois en 2020, causée principalement par un nombre insuffisant de nouvelles inscriptions sur le marché. De janvier à août, les inscriptions en vigueur ont fléchi de 46 %, favorisant le resserrement des conditions de marché qui s’observe depuis plusieurs mois. Ce resserrement s’observe principalement pour le segment de l’unifamiliale, dont l’inventaire représente seulement 3,2 mois de ventes.  
    • Prix médians: Le prix médian des unifamiliales a poursuivi sa croissance à 310 000 $, un gain de 13 % par rapport à août 2020. Les copropriétés et les petits immeubles à revenus ont aussi vu leur prix médian progresser, soit de respectivement 9 % et 7 %, atteignant 216 000 $ et 342 000 $ en août. De janvier à août, les hausses de prix atteignent respectivement 16 %, 8 % et 13 % pour l’unifamiliale, la copropriété et les plex de deux à cinq logements.

    Information complémentaire :

    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

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  • Neuf grandes organisations engagées dans le développement structurant de l’immobilier travailleront ensemble afin d’améliorer les conditions et l’accessibilité du marché de l’habitation

    L’Île-des-Sœurs, le 17 août 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) ainsi que huit autres joueurs clés de l’industrie de l’habitation se sont récemment réunis à Montréal afin d’aborder certains des principaux enjeux touchant les secteurs de l’habitation.

    Outre l’APCIQ, les autres intervenants présents lors de cette table de concertation étaient :

    • Association de la construction du Québec (ACQ);
    • Association des inspecteurs en bâtiment du Québec (AIBQ);
    • Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ);
    • Association professionnelle des notaires du Québec (APNQ);
    • Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ);
    • Institut de développement urbain du Québec (IDU);
    • InterNACHI Québec;
    • Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ).

    Cette première rencontre a permis à chaque organisation de mettre en lumière certains des enjeux et problématiques propres à son secteur d’activité et qui découlent notamment de la surchauffe immobilière et de la pénurie d’habitations abordables. Des discussions constructives ont permis d’approfondir les sujets abordés et des ateliers en sous-groupes auront bientôt lieu avec pour objectif de formuler des recommandations afin d’améliorer la situation du logement et de l’habitation au Québec.

    « Un des objectifs de cette première rencontre était de permettre aux grands joueurs de l’industrie de se réunir autour d’une même table et de travailler à l’élaboration de recommandations qui seront présentées au gouvernement afin de résoudre certains des enjeux liés à l’habitation. Nous croyons à la nécessité de créer une synergie positive pour le développement d’une offre croissante d’habitation », souligne Denis Joanis, président et chef de la direction à l’APCIQ.

    Des observateurs du ministère des Finances étaient également présents lors de cette table de concertation.

    Les neuf organisations participantes à cet événement représentent collectivement plus de 160 000 membres et elles œuvrent dans une industrie de plus de 60 milliards de dollars.

    Sous le leadership de l’ACQ, de l’APCHQ et de l’IDU, une seconde rencontre réunissant les mêmes intervenants, où sera déposé une première série de recommandations et où de nouveaux thèmes seront abordés, est prévue plus tard cet automne.

    Cliquez ici pour consulter des photos de l’événement.

    Les participants à la table de concertation

     

    À propos

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  • En juillet, chute des inscriptions en vigueur et des ventes résidentielles dans la RMR de Québec

     Québec, le 4 août 2021– L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de juillet. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

    « Le ralentissement de l’activité sur le marché résidentiel de la RMR de Québec, amorcé en juin, s’est poursuivi en juillet avec une diminution de près de 50 % du nombre de transactions d’unifamiliales par rapport à un mois de juillet 2020 hors norme », explique Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ. « Plus que le resserrement des conditions d’emprunt pour les acheteurs potentiels et la hausse des prix, c’est la pénurie d’offre de propriétés sur le marché et une période estivale plus conforme à la normale qui expliquent cette forte baisse de l’activité », ajoute-t-il.

    Faits saillants du mois de juillet

    • Ventes totales: 539 ventes ont eu lieu dans la RMR de Québec en juillet, une diminution de 40 % par rapport au nombre observé un an plus tôt. La périphérie Nord de la ville a connu la plus forte baisse de la région, à hauteur de 50 %, avec 68 transactions. L’Agglomération de Québec (368 ventes) et la Rive-Sud (103 ventes) ont aussi enregistré des diminutions substantielles de leur activité transactionnelle, soit de 37 % et de 38 % respectivement.
    • Ventes par catégorie de propriétés dans la RMR : Après un mois de juin record, les immeubles à revenus de deux à cinq logements ont vu leurs ventes reculer de 35 % comparativement à la même période un an auparavant, s’établissant à 43 pour juillet. Les transactions de copropriétés ont de leur côté diminué de 24 % par rapport à l’année précédente, totalisant 164 ventes.
    • Inscriptions en vigueur : Les conditions de marché sont demeurées particulièrement tendues pour l’unifamiliale dans la RMR, les inscriptions en vigueur chutant à un nombre de 1 457 pendant la période, une diminution de 49 % comparativement à juillet 2020. Une tendance similaire a été observée pour les copropriétés, alors que seulement 1 191 inscriptions affichaient « à vendre » en juillet (-36 %). Les plex ont plutôt enregistré une hausse de 4 %, à ce chapitre, avec 397 inscriptions en vigueur.
    • Prix médians: Le prix médian des unifamiliales a poursuivi sa croissance à 315 000 $, un gain de 15 % par rapport à juillet 2020. Le prix médian des copropriétés a aussi connu une progression importante, atteignant 212 250 $, soit 11 % de plus qu’un an auparavant. Les plex ont toutefois vu leur prix médian diminuer de 6 %, la moitié des immeubles s’étant vendus à plus de 329 500 $.

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    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

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  • En juillet, la RMR de Montréal renoue avec un niveau de ventes prépandémique et la hausse des prix ralentit

    L’Île-des-Sœurs, le 4 août 2021– L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de juillet. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

     « Le mois de juillet confirme un repli substantiel du nombre de ventes déjà débuté en mai dernier et retrouve ainsi son niveau prépandémique pour cette période vacancière de l’année. Rappelons-nous que le mois de juillet 2020 avait connu une activité spectaculaire qui dépassait le simple report des ventes qui n’avaient pu se faire durant le printemps », constate Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ. « Si ce ralentissement est en partie issu d’une baisse des inscriptions en vigueur des propriétés unifamiliales à un niveau historique, il s’explique aussi par le rétrécissement du bassin d’acheteurs en mesure de s’offrir une propriété aux prix qui se transigent sur le marché. On observe effectivement un ralentissement de la hausse des prix et un plafonnement de leur évolution depuis le printemps, toutes catégories confondues », explique-t-il.

    Faits saillants du mois de juillet

    • Le système Centris des courtiers immobiliers a enregistré 3 799 ventes en juillet. Il s’agit d’un repli de 29 % par rapport au sommet enregistré en juillet 2020, ce qui solidifie la tendance baissière de l’activité transactionnelle qui s’observe depuis le début du printemps. Il s’agit toutefois du deuxième meilleur résultat enregistré pour un mois de juillet depuis que les statistiques Centris sont compilées (2000).
    • Le nombre de ventes sur l’île de Montréal a reculé de 20 % par rapport à la même période l’an dernier, alors que 1 520 transactions ont été réalisées en juillet. Pour un deuxième mois consécutif, l’unifamiliale a connu la plus forte diminution au chapitre des ventes, à hauteur de 33 %.
    • Dans tous les secteurs périphériques, les transactions sont également en baisse, ce qui est aussi lié au ralentissement dans la catégorie unifamiliale: Vaudreuil-Soulanges (162 ventes; -48 %), la Rive-Nord (779 ventes; -38 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (102 ventes; -31 %), Laval (381 ventes; -30 %), et la Rive-Sud (855 ventes; -26 %).
    • À l’échelle de la région métropolitaine, les trois principales catégories de propriétés ont vu leur activité transactionnelle diminuer par rapport à juillet 2020. Les ventes de propriétés unifamiliales ont enregistré un repli de 37 % (1 854 ventes), tandis que la copropriété a connu une diminution de 22 %, avec 1 476 ventes. Il en va de même pour les petits immeubles à revenus (plex) dont les ventes ont reculé plus faiblement, à hauteur de 4 % pour atteindre 463 transactions.
    • La hausse de l’offre de plex sur le marché (1 847 inscriptions; +27 %) fait contraste avec la chute des inscriptions en vigueur de propriétés unifamiliales (3 548; -37%) et de copropriétés (4 721; -15 %).
    • Les prix médians atteignent le seuil de 500 500 $ pour les propriétés unifamiliales (+18 % par rapport à juillet 2020), de 360 000 $ (+16 %) pour les copropriétés et de 670 000 $ (+7 %) pour les plex. La surchauffe du marché est toujours importante, suscitant de la surenchère pour près de la moitié des transactions, mais cette situation tend à s’atténuer depuis maintenant trois mois.

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    Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions

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